Piégés!
C’était Ninon qui annonçait à Léa qu’elle n’était pas en forme et qu’elle n’irait pas en cours ce jour là parce qu’elle avait trop mal.
Je m’inquiétais de savoir ce qu’elle avait… Léa resta évasive et elle partit en cours. J’essayais de me rendormir un peu parce que j’avais la tête lourde de fatigue et parce que trop de problèmes restaient non résolus. Je ne réussis pas à m’évader dans l’oubli cotonneux du sommeil. Je ne pouvais m’empêcher de penser à elle. J’étais victime d’un sentiment inconnu : un désir de la protéger, de la cocooner. Je réfrénais mon envie et me préparais pour aller déjeuner avec Pierre et Léa. L’importance de ce déjeuner mettait ma sœur sur le grill, j’étais intimement persuadé qu’elle allait me bombarder de questions sur lui dès que possible.
Nous déjeunâmes tranquillement tous les trois avec Matthieu que j’appréciais beaucoup. Pierre me parut égocentrique et quelque peu immature encore. De plus, il ne me sembla pas plus intéressé que ça par Léa. Ils avaient beaucoup de points communs mais Pierre en était au stade du « je profite, je prends, je jette. » Je reconnaissais ça pour l’avoir vécu à 200% … pour ce que ça m’avait rapporté…mais je craignais que Léa soit trop éprise d’absolu pour supporter un papillon volage. Je fus piégé par Pierre au moment où ils me quittèrent pour aller à leurs cours de l’après-midi.
Hier dans un commentaire,Léa m'a posé une question:tu racontes du vrai ou tu écris ?!
Alors, à votre avis?
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